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Ajoutez deux lettres à Paris, c’est le Paradis …

Quelle phrase pourrait mieux résumer la magie de Paris?  » Ajoutez deux lettres à Paris, c’est le Paradis. Elle est issue du « Journal » de Jules Renard, un des écrivains majeur de la fin du XiXème et du début du XXème siècle qui, même si il fut attaché à sa province natale, était amoureux fou de Paris. Apostrophe hôtel fait de cet aphorisme sa devise.

C’est un peu par hasard qu’il naît en Mayenne : son père y travaillait à ce moment-là à la construction du chemin de fer. Il a vécu tout ce qu’il a écrit. Dans ses œuvres ou dans son Journal, il écrit tout ce qu’il vit, pour ne pas le dire ni le laisser paraître. Il écrit aussi pour briller et ne plus douter de lui-même, car ses parents ne l’ont guère aimé. Et bientôt, à ses inquiétudes s’en joint une autre : la peur de trahir la vérité par l’emploi des mauvais mots ou de trop de mots. Pendant une grande partie de sa vie, une question l’obsède : faut-il préférer l’exactitude d’une phrase ou la beauté poétique d’une image ?
C’est aussi une mine d’informations sur la vie littéraire. Il ne rencontre pas tout de suite le succès. Il habite début 1888 l’Hôtel des Étrangers, 24 rue Tronchet, près de sa fiancée qui habite 44 rue du Rocher (la rue du Rocher sera son adresse parisienne jusqu’à sa mort en 1910). Son mariage améliore sa situation financière.
Lorsqu’en 1889 de jeunes écrivains fondent le Mercure de France, Renard est un des principaux actionnaires. En 1894 paraît Poil de Carotte, dont la naissance remonte à cinq ans plus tôt, lors de la venue au monde, à Chitry, de Fantec (Pierre-François), le fils de Jules et de Marie Renard. Le comportement manifesté alors par la mère de l’écrivain à l’égard de sa brue a ravivé de tristes souvenirs d’enfance. Renard écrit pour se venger. Il en profite pour montrer, à travers Poil de Carotte, les bons et mauvais instincts de l’enfant, jusque là angelot (chez les écrivains romantiques) ou victime (chez Daudet, Vallès ou Malot).
« Voilà un livre dont on peut dire que ce n’est pas un cadeau à faire à sa famille », écrit Renard à sa soeur, entendant sûrement par là plusieurs significations possibles.
Il est élu maire de Chitry-les-Mines le 15 mai 1904 et membre de l’Académie Goncourt en octobre 1907, grâce à Octave Mirbeau, qui a dû menacer de démissionner pour assurer son succès.

Jules Renard était ami de nombreux artistes de Montparnasse. Le portrait ci-dessus a été réalisé par Félix Vallotton.

• Œuvres romanesques
* Crime de village (1888)
* ‘roman de renart’Sourires pincés (1890) Texte en ligne
* L’Écornifleur (1892) Texte en ligne
* La Lanterne sourde (1893) Texte en ligne
* Coquecigrues (1893)
* Deux fables sans morale (1893)
* Le Coureur de filles (1894)
* Histoires naturelles (1894) Texte en ligne
* Poil de carotte (1894) Texte en ligne
* Le Vigneron dans sa vigne (1894) Texte en ligne
* La Maîtresse (1896) Texte en ligne
* Bucoliques (1898)
* Les Philippe (1907)
* Patrie (1907)
* Mots d’écrit (1908)
* Ragotte (1909)
* Nos frères farouches (1909)
* Causeries (1910)
* L’Œil clair (1913)
* Les Cloportes (1919)

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